‘Humeur du jour’

J’ai découvert le groupe Archimède un peu en même temps que tout le monde, quand ils ont fait ce clip super bien fichu, « Vilaine Canaille » où ils se cachaient derrière des pochettes de vinyles. La chanson était chouette aussi d’ailleurs. Je trouvais au chanteur des faux airs de Renaud (quand il était jeune), tant vestimentairement que vocalement.

Ensuite, j’ai tapé du pied avec cette chanson tellement de saison (ahum) : « L’été revient ». Là aussi petit effort créatif pour la vidéo (et moi j’aime bien quand le clip est léché).

Du coup, je me suis penchée un peu plus sur des titres qui n’étaient pas encore venus jusqu’à moi. La chanson « Le bonheur » m’a bien plue. Je retiens notamment cette phrase qui m’éclate : « Qu’importe que tu ne sois qu’un loser, sans Rollex à ton bras, l’important, c’est ton bras » :D !

Ensuite, j’ai craqué pour le titre « Je prends » où on a l’impression qu’il a envie de se taper n’importe qui/quoi, mais en fait, ce qu’il se prend, ce sont surtout les râteaux…

Mais ma chouchoute du moment, celle qui revient souvent dans mon lecteur, c’est « A mes dépends ». L’histoire d’un type qui revoit celle qu’il a tant aimée et qui l’a fait souffrir avant. Et il rêve qu’elle ait souffert à son tour via un « macho camé ». Pas très charitable certes, mais en même temps, tellement humain… Pas de clip encore tourné mais tant pis !

 

Du coup, j’ai bien envie d’aller les voir en concert. Il me semble qu’ils tourneront à Paris pour la fête de la musique. Qui en est ?

 

le 13/06/2012 à 9:25 | 10 commentaires
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J’aime bien les passionnés, les gens qui ont une petite marotte et qui la déclinent dans tous les horizons. J’imagine qu’ils seraient parfois de charmants invités dans des diners de cons, mais moi, à l’inverse, j’ai une affection particulière pour eux. Parce que la vie est déjà bien assez compliquée pour ne pas se refuser des plaisirs simples, aussi futiles qu’ils soient.

Pis, de surcroît, certains sont doués d’un véritable talent.

Regardez Tomaso77. Il aime la Nature et les Lego. Il fait donc de jolis oiseaux en Lego. Je les trouve magnifiques. Et vous ?

Vous avez vu aussi le système de rangement qu’il a mis en place ! Ses pièces sont triées par couleur, par courbure, par taille… C’est assez impressionnant.

 

 



Vous qui suivez mon autre blog, vous le savez mieux que n’importe qui : j’aime bien les bonbons… Il n’y a pas une fête sans sa pyramide de confiseries, pas un Noël sans Kinder dans les calendriers de l’avent, pas un anniversaire sans des structures gourmandes… J’ai beau avoir 35 ans, je ne pense pas qu’il se passe une journée sans que je mange des bonbons.

Quand je n’ai pas de gros besoins, je m’approvisionne dans les supermarchés, comme tout le monde. Mais dès que j’organise une fête, je me tourne vers mon grossiste préféré de Paris, la confiserie Dupleix, située 72 Bvd de Grenelle, près du métro La Motte-Piquet-Grenelle. La dernière fois que j’y ai mis les pieds, j’ai pris le temps de prendre quelques photos. On est loin du magasin glamour, avec des rayonnages design ! Non, ici on vend du bonbons en gros et on préfère la masse à la déco :) .

Mais clairement, on trouve de tout ! Et les prix sont avantageux, surtout pour des confiseries comme les barres chocolatées, les paquets de chewing-gums, les gros conditionnements de Kinder, de nougats, de dragées… Et je vous parle pas des prix sur le chocolat Valrhona par exemple ;) . Mais vous pourrez trouvez aussi des paquets d’Haribo et tous les bonbons dont vous aviez l’habitude de manger quand vous étiez petits…

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer sur paris, le magasin a développé un site de vente en ligne qui s’appelle Allobonbons et qui vend la même chose (mais faut compter les frais de livraisons en plus).

Voilà, maintenant, vous savez tout sur ma petite caverne d’ali bonbons… ^^

 



J’adore cette chanson… Je l’ai découverte à un concert de Renan Luce où il avait invité Alexis Hk. Je ne connaissais pas ce monsieur d’ailleurs, et encore maintenant, à part l titre « Les affranchis » que m’a fait écouter ma petite sœur, je ne sais pas bien ce qu’il chante. Vous me conseilleriez quoi d’autre de lui ?

En attendant, écoutez donc « Thanks for the add », qui contrairement à ce que son titre laisse à croire est une chanson en français qui parle de Facebook, Myspace, etc… et de tous ses gens qui accumulent les amis virtuels comme on collectionne les petits chevaux en cristal ^^ ! C’est très rigolo.

le 09/05/2012 à 16:25 | 11 commentaires
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C’est LA chanson du moment chez moi. Celle qui tourne en boucle dans mes oreilles. Étrangement, j’ai fait sa rencontre via une « cover », comprendre une reprise par un autre groupe. Walk off the Earth, puisqu’il s’agit d’eux, ont réussi le petit exploit technique de jouer de la guitare à 5. Bon, on est d’accord, tout le monde ne joue pas avec la même virtuosité :D ! Mais ils ont fait le buzz et ça m’a permis d’aller à la rencontre de cette chanson.

Charmée par la musique, j’ai vite été conquise par les paroles. Somebody that i used to know parle d’un garçon qui ne comprend pas comment s’est déroulée la rupture avec son ex-petite copine. Il ne remet pas en cause celle-ci, il est plutôt d’accord sur la fin de la relation. Mais il reste perplexe sur le changement d’attitude de son ancienne amoureuse qui désormais le considère comme une vague connaissance.

Je vous mets quand même la version originale, qui est pas mal aussi, du chanteur Gotye.

Je vous copie les paroles (et je les traduis plus bas)

Somebody That I Used To Know

Now and then I think of when we were together
Like when you said you felt so happy you could die
Told myself that you were right for me
But felt so lonely in your company
But that was love and it’s an ache I still remember

You can get addicted to a certain kind of sadness
Like resignation to the end
Always the end
So when we found that we could not make sense
Well you said that we would still be friends
But I’ll admit that I was glad that it was over

But you didn’t have to cut me off
Make out like it never happened
And that we were nothing
And I don’t even need your love
But you treat me like a stranger
And that feels so rough
You didn’t have to stoop so low
Have your friends collect your records
And then change your number
I guess that I don’t need that though
Now you’re just somebody that I used to know
Now you’re just somebody that I used to know
Now you’re just somebody that I used to know

Now and then I think of all the times you screwed me over
But had me believing it was always something that I’d done
And I don’t wanna live that way
Reading into every word you say
You said that you could let it go
And I wouldn’t catch you hung up on somebody that you used to know…

But you didn’t have to cut me off
Make out like it never happened
And that we were nothing
And I don’t even need your love
But you treat me like a stranger
And that feels so rough
You didn’t have to stoop so low
Have your friends collect your records
And then change your number
I guess that I don’t need that though
Now you’re just somebody that I used to know

Somebody…

I used to know
That I used to know

Somebody…

Now you’re just somebody that I used to know

Et je tente même une traduction pour ceux qui n’aiment pas la langue de Shakespeare…

Quelqu’un que j’ai connu

Quand je repense à quand nous étions ensemble
quand tu me disais que tu étais heureuse à en mourir
Je me disais que tu étais celle qu’il me fallait
Mais je me sentais si seul en ta compagnie
Mais j’étais amoureux et c’est une douleur dont je me souviens toujours

On peut devenir accro à une certaine forme de tristesse
Comme la résignation à la fin
Toujours la fin
Alors quand on s’est rendu compte qu’on allait nulle part
Tu as dit que l’on pourrait toujours être amis.
Mais je t’avouerai que j’étais content que ce soit fini.

Pourtant ce n’était pas la peine de couper les ponts
De faire comme si ce n’était jamais arrivé
Comme s’il n’y avait jamais rien eu entre nous
Je n’ai pas besoin de ton amour,
Mais tu me traites comme un étranger
C’est si cruel.
Tu n’avais pas à t’abaisser jusque là
Jusqu’à envoyer tes amis récupérer tes CDs
Et puis changer de numéro
Ceci-dit, j’imagine que je n’en ai plus besoin
Maintenant tu es juste quelqu’un que j’ai connu
Maintenant tu es juste quelqu’un que j’ai connu
Maintenant tu es juste quelqu’un que j’ai connu

Parfois je repense à toutes les fois où tu m’as bien eu
Tu me faisais croire que c’était toujours de ma faute
Je ne veux pas vivre de cette façon
Interpréter chaque mot que tu dis
Tu disais que tu pouvais tout stopper
Et que je ne te surprendrai jamais à être obsédée par quelqu’un que tu as connu…

Pourtant ce n’était pas la peine de couper les ponts
De faire comme si ce n’était jamais arrivé
Comme s’il n’y avait jamais rien eu entre nous
Je n’ai pas besoin de ton amour,
Mais tu me traites comme un étranger
C’est si cruel.
Tu n’avais pas à t’abaisser jusque là
Jusqu’à envoyer tes amis récupérer tes CDs
Et puis changer de numéro
Ceci-dit, j’imagine que je n’en ai plus besoin
Maintenant tu es juste quelqu’un que j’ai connu…



J’adore les BD. J’en ai un certain nombre (même si à ce stade, on peut dire un nombre certain). Et je pourrais en avoir bien plus encore si ce n’était pas un tel budget… Maintenant que j’ai des enfants en âge d’apprécier mes lectures, je cherche en premier lieu à acheter des BD qui plairont autant à eux qu’à moi. Autant rentabiliser l’achat.  Ce n’est pas toujours évident car j’ai quand même passé le stade des plaisirs simples de Boule et Bill, et je ne me rue pas sur des séries comme Sisters ou de Studio Danse… (même si je reconnais que je les achète parfois pour faire plaisir à ma grande, qui elle, en raffole).

L’autre jour, je suis tombée sur L’ïle de Puki, qui présente déjà un premier avantage GENIAL : elle se termine en DEUX tomes. Le truc un peu foufou de nos jours où les mecs ne savent plus s’arrêter. Mais surtout, l’histoire est vraiment pas mal. L’héroïne est une jeune fille qui se réveille dans une île habitée uniquement par des enfants. Elle ne se souvient plus de rien mais elle sait qu’elle n’est pas à sa place ici. Une sorte de tuteur vient l’accueillir et lui explique que pour sortir de l’île et pour retourner là d’où elle vient, il faut reconstruire son totem. Commence une quête où à la façon des personnages de jeu vidéo elle doit récupérer des éléments du totem, malgré forcément quelques embûches, la plus grosse étant une espèce de monstre qui terrorise tous les enfants et qui brise systématiquement les totems.

Plein de questions se posent : où sont-ils ? Pourquoi ne se souviennent-ils plus de rien ? Qui est ce monstre dévastateur ?

(Pour ceux qui souhaitent avoir un début de réponse, vous pouvez cliquer sur ce spoiler)

En fait, tous ces enfants sont tombés dans le coma et l’île représente leur lutte pour retourner à la vie. Je ne vous en dis pas plus mais c’est peut-être une jolie façon d’aborder le sujet avec les enfants.

Le dessin est très sympa, dans le style qui plait actuellement, un peu manga, un peu héroic fantaisy…

Bref, je vous conseille ces deux tomes qui se lisent à partir de 8 ans je dirais. Une bonne idée de cadeau !

 



L’autre jour, sur Twitter, j’ai vu passer un article intéressant (via @BriKo et @artdeseduire). On nous illustrait que l’orthographe des gens aurait peut-être une résonance sur la puissance de ce qui les interroge. Je ne suis pas une championne de l’orthographe, à titre perso, mais je déteste écrire avec des fautes. Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que ça me dévalorise. Les fautes des autres ne me posent pas de souci affectif, sauf quand elles arrivent dans un cadre professionnel, où il me semble qu’on devrait faire un peu plus attention. Et surtout, je sais que le niveau d’intelligence n’est absolument pas corrélé au niveau d’orthographe. On peut être un génie (même littéraire) et avoir une orthographe déplorable.
Néanmoins, pour la blague, je me suis amusée à reproduire l’expérience du monsieur.
Si je tape « c koi » dans le moteur de recherche Google, voici ce que ce dernier me propose (et qui correspond aux demandes les plus fréquentes.

 

Visiblement les préoccupations de ces personnes sont tournées vers la radio et la musique. Je note au passage, que je ne sais pas répondre à la question « c koi l’amour » ni à celle qui demande « c koi les baye ». Mais Google doit savoir lui :D .
Poursuivons. Si je fais un petit effort d’orthographe et que j’écris « c quoi », qu’est-ce que j’obtiens ?

Ah, ça se corse. « C quoi la vie » apparait. Et moi je m’interroge. Que cherchent réellement ceux qui tapent ces questions dans Google ? Est-ce une vraie énigme ou alors s’agit-il d’un film, d’une série, d’un livre que je ne connais pas ?
On note l’apparition d’un peu de techno : icloud, android, imessage, centre d’appel… C’est déjà plus pointu ! Et accessoirement, je comprends qu’on puisse se poser la question.

Poussons le bouchon un peu plus loin Maurice, et écrivons carrément correctement l’expression « c’est quoi »… Le truc foufou.

Et là, on rigole :D ! Je suis bien d’accord, c’est quoi ce bordel ? On trouve de tout, y en a qui s’interroge sur l’amour, l’amitié, la vie… Y en a qui s’intéresse à Twitter, à Internet, à l’entreprise et encore d’autres qui se posent cette fameuse question « mais bon sang, c’est quoi un centre d’appel ? » !!!

On notera que dans les trois façons d’écrire « C’est quoi », tout le monde veut savoir ce qu’est un poke. Je réponds donc à cette question visiblement passionnante : c’est une façon de dire « coucou » sur Facebook. On poke quelqu’un comme on lui taperait gentiment sur l’épaule dans la vraie vie :D . Vous pouvez respirer, personne ne vous a injurié :) !
Tout le monde veut aussi savoir quel est le titre. Mais si tu ne me dis pas ce que tu écoutes ou ce que tu lis, comment veux-tu que je t’aide à le retrouver ce titre ?? Hum ?

Prise dans ma spirale d’analyse du cybercafé, on ne m’arrête plus. Et si je me demande « keske » ça donne ?

Alors là, si je mijote un truc (notez le S qui est lui correct !!), compte pas sur Google pour te le répéter… Ça restera entre lui et moi…
Keske la taurine… La femme du taureau pourquoi ? Oh wait…
Ensuite, ça se corse. De quelle langue s’agit-il ? Paypal, je vois bien, mais sevmeseydim ? Si j’en crois Google traduction, ça pourrait être du turc et ce serait le titre d’une chanson qui dit « mais pourquoi est-ce que je n’aime pas »…

Si j’écris « qu’est » correctement, on passe tout de suite à un truc méga sérieux.

Notre ami « poke » est toujours là (coucouuuuuuu :D ) mais bon, c’est surtout le moment de passer à table. On veut savoir ce qui mijote, ce qu’on mange et si possible ce qu’on mange ce soir.
Mais on parlera volontiers philosophie, développement durable, smartphone, domotique et entreprise. Voyez, on n’est pas sectaire :D !

Ah ben, dis donc, elle est bonne celle-là !!

Rigolo non ?



… jeux trop malins :)

En ce moment, sur Internet, on voit fleurir plein de photos rigolotes de gens qui se dessinent sur les doigts afin de les transformer en petits bonshommes. Je trouve le résultat souvent extra, surtout vu la quantité minimale de travail que ça demande :) .

Je me suis lancée avec ErwanouGentilLoup avec plus ou moins de succès et j’ai bien l’intention de recommencer rapidement.

C’est rigolo non ?






Je prends régulièrement les transports en commun (d’ailleurs, je rédige ce billet assise dans un RER). Contrairement à une majorité de gens j’ai l’impression, J’aime bien utiliser ce moyen de locomotion ! Je prends ce temps imposé comme une bulle d’oxygène dans ma vie. Pendant les 45mn de mon trajet, je bouquine, je surfe, j’écris, je bricole même… Ca m’est même arrivée de dormir, mais ça j’évite si je ne veux pas me retrouver dans des terminus improbables.

Tout n’est pas parfait, je peux râler aussi quand mon train roule à deux, quand mon wagon joue les boîtes à sardine, quand un incident voyageur me bloque des plombes dans le noir d’un tunnel. Mais à la limite, je m’en accomode avec une fatalité intéressée. Coincée pour coincée, autant avancer dans ce livre passionnant.

Ce qui m’agace nettement plus ce sont les nuisances sonores. Quand un groupe de 5 adolescentes débarque en ricanant, je sais que ma petite bulle va exploser dans une salve d’idioties acnéïques. Ca me saoule mais là encore, je me tempère en me remémorant mes propres éclats sonores de l’époque où je croyais que les cheveux ne se remettaient en place qu’à grands coups de tête.

Je suis nettement moins tolérante quand on m’impose sa conversation téléphonique, avec le dédain et la suffisance de ceux qui ne savent que dire « je t’emmerde » avec les yeux. Je ne vous ferai pas l’affront de préciser qu’en plus le niveau de l’échange est rarement passionnant. Après tout je ne suis pas suffisamment sotte pour ignorer que mes propres conversations n’auraient aucune place dans l’encyclopédie des lumières. Et justement, du coup, je m’abstiens de les mettre en spectacle, avec qui plus est une mise en scène particulièrement médiocre !

Sauf que je suis une trouillarde. Je ne sais pas demander à une personne qui monologue bruyamment de la mettre en sourdine. Je ne sais pas non plus réclamer au jeune mélomane de baisser le niveau sonore de sa chaine hifi. Je ne sais que subir en bougonnant… C’est nul hein !

Ce matin, j’étais dans le métro et j’écoutais ma playliste Deezer. J’ai croisé les yeux furibonds de ma voisine en face qui manifestement ne trouvait non plus le courage de me dire mes 4 vérités mais qui avait pourtant les yeux de la chanson de Marc Lavoine (revolver donc). Je me suis demandée quelle mouche la piquait attendu que je porte mes écouteurs, que j’ai bien fait vérifier à plein de gens qu’ils sont parfaitement étanches à l’extérieur, et pis que je n’écoute jamais ma musique à plein volume.

Je n’ai pas moufté parce que je n’ai pas compris ce qu’elle me reprochait. Jusqu’à ce que je fasse tomber mes écouteurs en sortant de la station et que je me rende compte qu’ils n’étaient pas bien fixés à mon téléphone. La musique que j’entendais depuis le début, ben c’était celle qui sortait de mes hauts parleurs. Et donc celle que s’est tapée ma voisine pendant tout le trajet. Croyez-moi, Mika, Feist, Thomas Fersen, Asa, ça ne l’a pas fait sautiller sur son siège !

Juste parce que j’ai mal emboité le fil…

La honte…



Quand j’étais jeune et que je n’avais pas encore d’enfants, je me disais que je serais une maman super cool, hyper tendance, trop à la pointe de toutes les modes. Même les modes musicales. Je me voyais capable de chantonner, comme je le faisais alors, les tubes de l’été et autres tops des dances floors.

Je suis devenue maman à 23 ans, ce qui n’est pas forcément vieux. J’ai donc continué à croire que je pouvais toujours être dans le coup. C’est moi qui ai montré à mes enfants les dernières fonctionnalités de l’ordi, de mon téléphone, de l’iPad, etc… bref, à leurs yeux, je pense que je n’ai pas encore l’étiquette « ringarde ».

Sauf que la dernière fois, ma fille m’a demandé si on pouvait charger le dernier tube de Jena Lee sur notre playlist Deezer. Petit blanc de ma part. Jena qui ? Ben Jena Lee, tu sais celle qui chante Us Boy… Heu non, je ne vois pas.

Forcément que je ne vois pas. Jena Lee, c’est ça. Vous comprenez que ce n’était pas encore arrivé dans le haut du classement de mes écoutes Deezer…

Première petite claque. Non seulement, je ne suis pas dans le coup, mais en plus, je n’ai pas forcément envie de l’être…

Dans le même genre, mon grand sifflote continuellement une ritournelle aux paroles complexes et d’une poésie rare : « J’aimerais trop qu’elle m’aime, mademoiselle Valérie, j’aimerais trop qu’elle m’aime, mais elle ne le veut pas »… Au début, j’ai cru que c’était une création personnelle, le genre de chanson qu’on invente dans les cours d’école. Sauf que quand il m’a demandé à son tour s’il pouvait la charger sur la playlist, j’ai compris que cette chanson existait VRAIMENT ! Super intriguée, j’ai regardé le clip. Et ça donne ça :

Deuxième claque. Rassurez-vous, je ne vais pas vous imposer la liste de toutes les réflexions qui me font penser que je peux faire le deuil de la maman super moderne qui me faisait rêver ado… Parce qu’en fait, tout ceci fait plutôt sourire.

Sourire parce qu’à 15 ans, on rêve surtout de transformer la maman qu’on a. Sans imaginer qu’en fait, elle est la meilleure chose qui puisse nous arriver, toute ringarde qu’elle est (soit-disant).

Sourire parce qu’être cette maman fantasmée ne m’intéresse pas. Je ne sais pas si ça apporterait une ligne démentielle à mon CV si je rajoute en gras « peut chanter par coeur les paroles de US Boy et ondule son corps en rythme sur « J’aimerais trop » de Keen V… »

(même si c’est vrai…)

Sourire parce que j’adore voir mes enfants me sentir ringarde et constater que parfois, c’est eux qui sont en retard. La preuve ? La chanson qu’ErwanouGentilLoup voulait me faire découvrir comme le dernier tube qui vient de sortir… Nan mais oh, elle existait déjà à ma naissance celle-là, du temps des dinosaures :)